Depuis mars 2025, j’ai décidé de me (re)mettre au sport. Enfin… j’essaie ! À 53 ans, j’ai découvert le padel, un sport ludique, social… et bien plus cardio qu’il n’y paraît.
Entre une raquette parfois trop lente (ou carrément trouée… certains comprendront), un coach d’une patience olympique, et des courbatures qui me rappellent que j’ai un corps, je vous embarque dans mes débuts.
Avec, en bonus, quelques réflexes bien-être et nutrition qui m’aident à bouger (un peu) mieux et à récupérer (beaucoup) plus vite. Reprendre le sport à 50 ans n’est pas toujours évident, mais le padel a été une vraie révélation pour moi.
Pourquoi j’ai choisi le padel à 53 ans ?
Honnêtement ? Par effet mouton… Tout le monde en parlait, et à force d’en entendre parler, j’ai eu envie d’essayer. Une discussion, une rencontre, un numéro échangé… et me voilà à prendre ma toute première leçon. C’est fun, j’accroche et j’embarque aussitôt ma petite famille dans l’aventure. Location de terrain, premières balles, fous rires… et surprise : trois sur cinq y prennent vraiment goût.
Moi qui ne cours plus depuis des années (je flâne avec Fika, mon chien, ça compte un peu, non ?), je me fais vite rattraper par la réalité. Mon médecin me dit : « Madame, ce n’est pas suffisant. Il faut transpirer. C’est maintenant qu’il faut vous y mettre. »
Alors j’essaie.
Les salles de sport ? J’ai donné. Mais aujourd’hui, je n’en ai plus envie.
Le yoga ? J’ai essayé. Mais la petite dame en moi préfère danser plutôt que se concentrer.
Le Pilate ? J’aime bien, mais je sens un peu trop mes kilos superflus quand je me contorsionne.
Bref, rien ne collait vraiment.
Et puis, il y a le padel. Entre le tennis et le squash avec une balle qui revient tout le temps. Et ça, pour une diesel comme moi, c’est un vrai défi. Trouver un sport après 50 ans dans lequel on se sent bien, ce n’est pas si simple.

Mes débuts sur le terrain : diesel un jour…
Pour être honnête, la toute première fois, je ne m’imaginais pas assister à un “vrai” cours toute seule. Bouger pendant 60 minutes ? Impossible ! Alors je me faisais accompagner, en fonction des disponibilités de mon mari ou de mes fils. Un petit côté rassurant et surtout… plus fun.
En rigolant, mes fils me lancent :
« Maman, t’es un diesel. Tu ne bouges pas assez vite, tu rates toutes tes balles ! »
Plus jeune, j’ai joué (un peu) au squash et depuis, j’ai gardé le réflexe de taper très fort. Enfin… uniquement quand la balle touche la raquette. Résultat : elle finit souvent sur les terrains d’à côté, dans les vitres ou même dans les buissons. La précision n’est pas encore au rendez-vous.
Et puis il y a ce truc : j’ai envie de bouger, mais je reste figée. Tant que la balle vient sur moi, je m’en sors. Mais si elle part ailleurs… impossible de la suivre. Mon cerveau dit “vas-y”, mon corps reste au point mort. Une vraie diesel, je vous dis.
Mais au fil des séances, doucement, ça change. Je commence à bouger. Pas à courir, pas encore, mais à me déplacer. À deviner la trajectoire. À m’amuser.
Les premières leçons ? Je pouvais aller au resto juste après, fraîche comme une rose. Aujourd’hui ? Après une heure de padel, je ne rêve que d’une chose : la douche… et mon canapé.

Ce que le padel m’apporte (au-delà du cardio)
Reprendre une activité physique après 50 ans, c’est aussi (et surtout) retrouver des sensations. Et contre toute attente, le padel m’a apporté bien plus que des courbatures.
D’abord, la concentration.
Pas de place pour les distractions : tu penses à autre chose deux secondes… et tu rates la balle. C’est un sport qui t’oblige à être là, ici, maintenant.
Et rien que ça, c’est déjà un sacré entraînement mental.
Ensuite, un vrai moment pour moi.
C’est sans doute le seul moment de la semaine où je ne pense à rien d’autre. Ni boulot, ni courses, ni le repas du soir. Juste moi, une raquette et une balle qui revient trop vite.
Et puis, une nouvelle énergie.
Même si la balance n’a pas bougé d’un gramme (ce n’était pas le but), je me sens plus dynamique. Je houspille les miens pour réserver un terrain, on s’organise des parties en famille… Un nouveau “quality time” qui change des restos.
On utilise Playtomic une application gratuite très utilisée à Bruxelles, super pratique pour réserver un terrain autour de chez nous. Et pour les plus avancés, elle permet aussi de trouver des matchs ou des partenaires… mais ça, ce sera peut-être pour la prochaine décennie!
Enfin, la joie de progresser, même lentement.
Ce moment où tu réussis enfin à frapper juste, même juste une balle.
Où tu commences à anticiper un tout petit peu au lieu de rester figée.
Ce sentiment d’avancer, un pas après l’autre…

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