
| Journal de bord Une journée dans la fonte à l’usine Le Creuset |
C’est en 1924 que commence l’aventure. Deux industriels belges qui décident de créer une fonderie pour émailler des ustensiles de cuisine. En 1925, ils s’installent à Fresnoy-le-Grand pour des raisons stratégiques. La première cocotte est fabriquée cette même année ! Savez-vous qu’avant qu’une cocotte en fonte ne quitte l’usine, elle est passée entre plus de 25 paires de mains !
Modelage : une plaque modèle mâle produit la forme intérieure et une plaque modèle femelle pour la forme extérieure
Coulée : la fonte en fusion à 1400° est versée dans le moule en sable. Elle coule comme de l’eau… Décochage : une fois la forme coulée et refroidie, elle est séparée de son moule. Chaque moule est unique. La cadence est de 1000 cocottes par heure ! Dessablage : la pièce est introduite dans un tunnel où de petites billes sont projetées pour supprimer le sable adhérent. Ebarbage : la pièce passe entre les mains de plusieurs opérateurs experts pour supprimer les bavures et aspérités (meulage). La moitié de l’opération est réalisée à la main, les 50 autres % sont automatisés. Décapage : projection de petits grains d’acier pour assurer une parfaite tenue du futur émail. Opération importante quant on sait que l’émail et la fonte sont deux ennemis. Contrôle et rebouchage : examen de chaque pièce pour s’assurer du parfait lissage Application de la masse : pulvérisation d’une première couche d’émail. Séchage et cuisson afin d’assurer l’adhérence du futur émail de couleur. Application de la couleur : pulvérisation des différents émaux liquides de couleur. Séchage et cuisson à 840° Contrôle : chaque pièce passe par un opérateur pour s’assurer que les critères de qualité sont respectés. Emballage Expédition
La fonte permet une montée progressive en température, la répartition de la chaleur permet de conserver toutes les qualités nutritionnelles des aliments. Les saveurs dans ce mode de cuisson sont inégalées pour tout ce qui est mijoté. Donc, même si les cocottes sont un peu lourdes, ce n’est pas grave, car elles conservent les aliments au chaud et passent sans problème de la cuisine à la table. Ces dernières années, les modèles sont de plus en plus sympas. On craque sur le dernier coloris de la gamme « retour du marché », le vert laurier.
Et pour le prix… c’est vrai qu’elles ne sont pas données mais lorsque l’on connaît tout le savoir faire qui s’y cache…
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